Coup d’envoi ce mardi 9 juin 2026 dans la capitale guinéenne des travaux de la trente neuvième édition de la Conférence annuelle du Cercle de Réflexion et d’Échange des Dirigeants des Administrations Fiscales (CREDAF). Cette rencontre hautement technique regroupe à Conakry plus d’une trentaine de pays. C’est une initiative du ministère de l’économie, des finances et du budget à travers la direction générale des Impôts ( DGI). La cérémonie d’ouverture présidée par le Premier ministre chef du gouvernement a connu la présence de hautes personnalités de l’État, des responsables d’administrations fiscales africaines ainsi que des représentants d’organisations internationales et de partenaires techniques et financiers.

Ce rendez-vous de donner et de recevoir va s’étendre du 9 au 12 juin 2026 sous le thème : « La gestion des risques axée sur la mobilisation des recettes intérieures en contexte de crise ».
Pendant quatre jours, les participants examineront les stratégies et mécanismes permettant de renforcer la mobilisation des ressources fiscales nationales tout en faisant face aux défis économiques et financiers qui affectent les États africains dans un contexte marqué par de multiples crises.

Dans son allocution pour la circonstance, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a souligné l’importance du renforcement des capacités fiscales nationales pour consolider la gouvernance économique et garantir une plus grande autonomie financière des États.

De son côté,La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a présenté les orientations du gouvernement guinéen visant à optimiser la collecte des recettes publiques et à promouvoir davantage de transparence dans la gestion des finances de l’État.
Prenant la parole, la Directrice générale des Impôts et vice-présidente du CREDAF, Fatoumata Foula Diallo, a exprimé sa satisfaction de voir la Guinée accueillir cette importante rencontre pour la deuxième fois sous la présidence du Général Mamadi Doumbouya. Elle a salué les réformes engagées par les autorités dans le domaine fiscal, notamment la modernisation de l’administration à travers la digitalisation des procédures.

Elle a particulièrement mis en avant le déploiement du Système d’Administration Fiscale de Guinée (SAFIG II), un outil qui, selon elle, contribue à l’amélioration de la mobilisation des recettes, à la sécurisation du recouvrement, à la lutte contre la fraude fiscale ainsi qu’au renforcement des relations entre l’administration et les contribuables.
Concernant le thème de la conférence, dame Fatoumata Foula Diallo a fait savoir que les administrations fiscales sont aujourd’hui confrontées à des défis majeurs liés aux tensions géopolitiques, aux changements climatiques, aux pressions sur les finances publiques et aux incertitudes économiques mondiales. Ce faisant, renchérit t’elle la capacité des États à sécuriser, diversifier et optimiser leurs recettes intérieures constitue un levier essentiel de résilience économique.
Le président du CREDAF, Barnabé Muakadi Muamba, a quant à lui rappelé le rôle central de l’organisation dans le renforcement des capacités des administrations fiscales africaines et dans la promotion des échanges d’expériences entre ses membres.
La secrétaire générale du CREDAF, Catherine Lemesle, a insisté sur l’importance du partage des connaissances et de la coopération entre les administrations fiscales, les partenaires techniques et le monde académique afin de relever efficacement les défis communs liés à la fiscalité.
Au-delà des échanges techniques, cette conférence se veut une plateforme stratégique de réflexion et de coopération permettant aux États membres de partager leurs bonnes pratiques, d’identifier des solutions innovantes et d’améliorer la performance de leurs systèmes fiscaux.
À travers l’organisation d’un événement de cette taille à dimension internationale, la Guinée réaffirme son engagement en faveur du renforcement des administrations fiscales et de la mobilisation des ressources intérieures.
La mobilisation des ressources internes en cette période où l’apport extérieur se fait rare ou conditionné est une véritable aubaine pour les économies nationales . Chose qui permet à l’État de financer son propre développement et d’autres activités locales connexes qui ont trait à la vie de la Nation . Cette conférence a tout son pesant d’or dans la survie des pays membres du CREDAF.
Par Mohamed Keita pour le Lemakona.com



