À l’approche des échéances électorales de la Fédération Guinéenne de Football » FEGUIFOOT « , les spéculations, les analyses et les commentaires se multiplient. Malheureusement, certains plateaux de télévision et certaines tribunes médiatiques semblent davantage privilégier la polémique que l’intérêt supérieur du football guinéen. En cherchant à opposer Mamadou Antonio Souaré à Ibrahima Kalil Kaba, certains journalistes se trompent de combat carrément.
Car ces deux hommes incarnent, chacun à sa manière, un engagement profond envers la République de Guinée. Ils sont deux poumons dans un même corps, animés par une même volonté, contribuer au développement de leur pays et au rayonnement de son football.
Mamadou Antonio Souaré est aujourd’hui reconnu comme l’une des grandes figures du football africain et mondial. Son parcours, son investissement personnel et les nombreuses actions qu’il mène depuis plusieurs années en faveur du sport et de la culture témoignent de son attachement indéfectible à la Guinée. À travers ses initiatives, il a participé au rayonnement du football guinéen sur les scènes nationale, continentale et internationale, servant son pays avec honneur, patriotisme et détermination.
À ses côtés, Ibrahima Kalil Kaba s’est également illustré par son parcours au service de la nation. Ancien ministre de la République, il est une personnalité respectée pour son engagement dans les affaires publiques et son attachement au développement de la Guinée. Son intérêt pour le football et pour la jeunesse guinéenne est connu de tous ceux qui suivent son action.
Vouloir dresser ces deux personnalités l’une contre l’autre relève, selon nous, d’une lecture erronée de la réalité. Ceux qui tentent d’alimenter cette opposition à travers certaines émissions ou commentaires oublient un élément essentiel : le respect mutuel qui existe entre Mamadou Antonio Souaré et Ibrahima Kalil Kaba.
Pour rafraîchir la mémoire de ceux qui semblent l’ignorer, Ibrahima Kalil Kaba, affectueusement appelé » Lilou « , a toujours manifesté un profond respect envers son frère Mamadou Antonio Souaré pour tout ce qu’il accomplit depuis de longues années en faveur du développement du football guinéen, mais aussi pour le rayonnement de la jeunesse guinéenne et africaine.
Les actes parlent souvent plus fort que les discours. Lorsque le Horoya Athletic Club de Matam disputait les tours préliminaires de la ligue des champions au Mali, Ibrahima Kalil Kaba n’avait pas hésité à effectuer le déplacement pour apporter son soutien au Horoya AC ainsi qu’à Mamadou Antonio Souaré. Ce geste illustre l’estime et la fraternité qui les unissent.
Dans le même esprit, Mamadou Antonio Souaré n’a jamais caché son soutien aux initiatives de son frère Ibrahima Kalil Kaba dans le milieu du football. À plusieurs reprises, il a rappelé qu’il est indispensable de respecter toutes celles et tous ceux qui investissent leurs moyens, leur énergie et leur temps pour faire progresser le football guinéen. Pour lui, les mécènes et les acteurs engagés dans le développement du football méritent considération et reconnaissance.
À ceux qui, dans certains médias, cherchent à créer des divisions entre les acteurs majeurs du football guinéen, il convient de rappeler que le moment n’est plus aux querelles ni aux oppositions artificielles. Le football guinéen traverse suffisamment de défis pour que chacun privilégie le rassemblement plutôt que la confrontation. Les mécènes, les membres statutaires et l’ensemble des acteurs doivent unir leurs efforts dans le respect des textes et des responsabilités de chacun afin de sortir notre football de l’ornière.
Notre football n’a plus besoin de polémiques, de clanisme, de divisions ou de querelles entretenues. Il a besoin d’hommes et de femmes capables de conjuguer le même verbe : développer le football guinéen au bénéfice de la jeunesse et de toute la nation.
Quelles que soient les interprétations ou les commentaires qui circulent, une conviction demeure, Mamadou Antonio Souaré et Ibrahima Kalil Kaba continueront, selon leurs soutiens, à entretenir des relations de fraternité, de respect et d’estime mutuelle. Les tentatives visant à les opposer ne feront, à leurs yeux, que détourner l’attention des véritables enjeux du football guinéen.
Il est donc temps de mettre fin aux polémiques inutiles et de revenir à l’essentiel. L’avenir du football guinéen mérite mieux que les divisions. Il exige de la responsabilité, du respect et une volonté commune de bâtir un football plus fort, plus uni et plus ambitieux pour les générations présentes et futures.
Fodé SOUMAH



