CONAKRY-Le Ministre de la Sécurité et de la protection civile vient de répondre aux accusations de Cellou Dalein Diallo qui affirme avoir été victime d’une nouvelle « tentative d’assassinat » samedi dernier lorsque des « agents de la police ont attaqué son véhicule sur ordre du président Alpha Condé ».

Interrogé par Africaguinee.com, Alpha Ibrahima Keira a disculpé la police, qui selon lui n’a rien fait. Rejetant en bloc toutes les accusations portées contre les forces de police, il a indiqué qu’il revient au Chef de file de l’opposition d’apporter des preuves de ses « allégations ».

« La preuve de l’accusation incombe à l’accusateur. Celui qui dit qu’il a été victime, il n’a qu’à le prouver. Ce n’est pas à cause de photos ou de quoi que ce soit (…), on est habitué à ces déclarations mensongères où on dit qu’une balle a transpercé le véhicule, je ne parle pas de ça. Le niveau du débat est trop bas », a martelé le ministre Keira.

Une trentaine de blessés ont été enregistrés samedi dernier dans des heurts entre la police et des partisans de l’opposition en marge du retour de Cellou Dalein Diallo à Conakry. Le véhicule de commandement du leader de l’UFDG a été sérieusement endommagé. L’opposant a accusé la police d’avoir voulu attenter à sa vie sur ordre d’Alpha Condé.

« La police n’a rien fait », rétorque le Ministre de la Sécurité. La preuve selon lui : « aucun de nos véhicules n’a fait d’accident. Vous pouvez aller dans les parcs de la police pour voir. Quand tu cognes un véhicule, au moins il y a des traces du véhicule (cogné) sur le tien. Il y a un service de constat. Et puis de toute façon, tout le monde a des téléphones, des caméras pour prendre au moins les photos du véhicule qui a cogné », a fait observer Alpha Ibrahima Keira.

C’est la deuxième fois que le véhicule de Cellou Dalein est victime d’attaque. La première remonte au 23 octobre dernier lors d’un rassemblement de l’opposition qui protestait contre les « résultats truqués » des élections communales. Les enquêtes traient toujours. Pour les incidents survenus ce week-end, l’ancien premier ministre a notamment pointé du doigt les mambas. Mais pour le ministre de la sécurité, ces véhicules n’ont pas pris part aux opérations de maintien d’ordre alors que des photos montrent le contraire.

« Les mambas étaient là positionnés. Savez-vous le tonnage d’un mamba ? C’est un véhicule qui a deux moteurs avec plus de trois cent litres de carburant. Il ne roule pas plus de 100 kilomètres à l’heure. C’est des véhicules qui sont pratiquement stationnés, ils ne peuvent pas suivre un cortège. Quand les policiers sont en mobilité dans les pick-up, quand ils veulent intervenir, ils descendent. Ils ne se rapprochent pas du véhicule d’un cortège. C’est une question de bon sens », soutient le ministre de la sécurité.

A suivre…

 

 

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