Qui veut voyager loin ménage sa monture ! C’est imbu certainement de cette réalité que le Président de la République a invité la semaine dernière les services et départements ministériels concernés à organiser un vrai débat national autour des problèmes liés au Pèlerinage à la Mecque, de manière dit-on à circonscrire les difficultés auxquels sont confrontés de façon récurrente les pèlerins guinéens.

Déjà, « Une commission regroupant les secteurs publics et privés a été constituée dans le but de préparer cette large concertation en vue de mettre un terme aux dysfonctionnements qui affectent l’organisation du pèlerinage aux lieux saints de l’Islam », apprend-on du porte-parole du gouvernement. Ce n’est pas un problème de débat, mais de système. L’année dernière il avait fait changer tout le monde au Secrétariat général des Affaires religieuses. Mais, les mêmes causes ont produit les mêmes effets. Le désordre, les corvées et autres manquements ont été enregistrés. Des Guinéens ont été exposés aux intempéries au Centre islamique de Donka, des semaines durant, alors qu’ils avaient fini d’effectuer toutes les formalités de départ.

On se rappelle que même l’octroi du marché à la compagnie avait été fait en catimini, en dehors de toute la règlementation en vigueur. La Primature a piloté le dossier avec les Affaires religieuses. Le marché sentait bien évidemment des dessous de table, parce que passé en violation fragrante du Code des marchés publics. Alpha Condé n’avait pas sanctionné, sinon, il n’aurait pas dû revenir, cette année encore sur le même pèlerinage. Complaisance, quand tu nous tiens.

 

Kababachir