Nommée depuis plus de 4 ans, Hadja Gnalen Condé, précédemment cheffe de cabinet du gouvernorat de la ville de Conakry, ne fait plus l’unanimité à Fria.

Elle a été longuement huée par une partie de la foule le 20 juin 2018 dernier,  en marge de la cérémonie officielle de relance des activités d’exploitation de l’usine d’alumine de Friguia, en présence du président de la République, Alpha Condé.

Munis de pancartes, des jeunes de la localité, partis accueillir le chef de l’État à l’aérogare de Fria, ont applaudi le patron de Sekhoutoureya et conspué Gnalen Condé, l’actuelle préfète de Fria.

Les choses ne se sont pas arrêtées là, au stade de l’amitié Konko Sylla, lieu où le président de la République à livré son premier discours, celui-ci a été précédé par les discours de la préfète de Fria, Gnalen Condé, et du Directeur national des Impôts, Aboubacar Makhissa Camara. Il n’aura fallu que la première soit annoncée pour livrer le contenu de son discours pour qu’aussitôt, des cris de mécontentement à son encontre reprennent, réclamant son départ.

Un cinglant désaveu de la préfète qui ne  fume plus le même calumet que certains groupements de jeunes et de femmes dans la cité minière. De quoi reproche-t-on alors à la représentante du Chef de l’Etat dans cette ville minière ? Gnalen Condé, selon eux, ne serait plus à leur écoute, sa gestion des affaires courantes de la préfecture aussi est pointée du doigt.

Hadja Gnaen Condé, selon ses détracteurs, serait aussi  mêlée au blocage du fonctionnement normal du conseil préfectoral de développement (CPD).

Il y a quelques mois, a l’issue d’un tournoi doté du trophée du chef de l’État, Alpha Condé, plusieurs jeunes avaient partout dans la ville, des tracts, appelant à une  révolte pour réclamer le départ de la dame à la tête de la préfecture.

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