Pendant que le déguerpissement des occupants de Kaporo-rail, se poursuit au grand dam des populations victimes, qui n’ont que des yeux pour pleurer, le gouvernement se penche sur la question d’accès aux logements sociaux en Guinée.

Alors que la question de fonds de garantie Hypothécaire constitue un handicap majeur, la question revient sur la table. C’est dans cette optique que le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée a soumis pour examen, en Conseil des ministres, le projet de Décret fixant les Statuts du Fonds de Garantie Hypothécaire de Guinée.

Dans son exposé, Louceiny Nabé,  a rappelé que l’Etat a été le principal animateur du secteur du logement à travers des mécanismes de financement initiés respectivement avec la SOLOPRIMO, la SONAPI, le Fonds de Garantie Hypothécaire, le Fonds National de l’Habitat et de l’Urbanisme, l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine et le Fonds de Sécurisation Foncière. « Ces institutions se présentent comme le socle du développement et du financement du secteur de l’immobilier en Guinée. », rappelle le Gouverneur de la Banque Centrale, qui précise par la même occasion, que malgré ces acquis, l’offre de logements reste toujours insatisfaite en raison à la fois de l’absence de financement organisé du logement, de la forte demande et du coût important de l’investissement initial requis.

Par ailleurs, Louceny Nabé a soutenu que les conditions financières pour accéder à la propriété de logements sont difficiles à satisfaire pour la majorité des ménages au regard de la faiblesse de leurs
revenus, d’une part, et la difficulté de l’accès au crédit immobilier auprès des banques commerciales, d’autre part. À noter que moins de 3% des emplois des banques sont consacrés au financement des logements. Un taux qui reste encore faible au regard des besoins et de la problématique des logements sociaux en Guinée, comparé à certains pays de la sous région.

Le Gouverneur a justifié que face à cette situation, de nouvelles réformes institutionnelles et réglementaires du secteur de l’habitat et de son financement sont engagées pour prendre en compte une proportion importante de la population. D’où la création du Fonds de Garantie Hypothécaire de Guinée (FGHG). Il a précisé que l’objectif visé par ce Fonds, est à la fois de développer les infrastructures financières nécessaires à la mise en place d’une politique immobilière efficace et inclusive, et de fournir des garanties de prêts hypothécaires aux populations guinéennes désireuses d’acquérir un logement.

Ainsi, ajoute-t-il, pour l’organisation et le fonctionnement du Fonds de Garantie Hypothécaire de Guinée (FGHG), il est prévu trois organes d’administration et de gestion : le Conseil d’Administration, la Direction générale et le Comité de crédit. Pour terminer, le Gouverneur de la BCRG a informé que les ressources du Fonds sont notamment constituées par une dotation initiale en fonds propres, souscrite par l’Etat guinéen et ouvertes ultérieurement aux banques et autres institutions financières, et de toute ressource pouvant résulter de son activité. Malgré les multiples promesses, depuis l’accession du président Alpha Condé au pouvoir, le gouvernement guinéen peine à réaliser des logements sociaux au bénéfice des populations.

Les quelques infrastructures réalisées dans ce sens, sous l’ère Alpha Condé, comme Plaza Diamant par exemple, ne sont pas à la portée du guinéen moyen, dont le pouvoir d’achat chute tous les jours. Pendant ce temps, le besoin de se loger se fait sentir tous les jours tant à Conakry que dans les grandes villes de la Guinée profonde.

 

 

 

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