Les Guinéens ont commémoré, jeudi, le 8e anniversaire des événements tragiques perpétrés le 28 septembre 2009 au stade éponyme de Conakry. Bien que vivant loin de la Guinée, l’ancien président de la transition, le général Sékouba Konaté, pense intensément aux victimes et proches des victimes de ces massacres qui avaient fait près de 200 morts. Sans oublier les viols collectifs et massifs de femmes, en plein midi, dans l’enceinte du Stade, a constaté nouvelledeguinee.com

En déplacement alors en Guinée Forestière, le  » Tigre » regagne précipitamment Conakry où il somme aussitôt le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, de faire appel immédiatement aux enquêteurs internationaux Onusiens. Objectif: faire toute la lumière sur les tueries qui avaient suscité une vague d’indignation planétaire. Les résultats de ces enquêtes sont connus de tous. Les présumés commanditaires aussi. Au finish, les enquêteurs de l’ONU disculpent le ministre de la Défense du CNDD et chargent les autres dignitaires de la junte militaire qui s’est emparée du pouvoir dans la nuit du 22 au 23 décembre 2008.

Près de 10 ans depuis ces crimes odieux, l’ancien président de la transition déplore le retard pris dans l’ouverture du procès devant un tribunal indépendant et crédible dont les magistrats ne diront que le Droit. Rien que le Droit.
Le général Sékouba Konaté souhaiterait, en plus, que la Cour Pénale Internationale se saisisse de l’affaire en vue d’organiser enfin le procès qui peine à se tenir depuis 2010.

L’ancien président de la transition ne se reproche de rien. Il le répète à l’envi.  » Je suis soldat. Si j’ai fait quelque chose, je vais le reconnaître. Et je ne vais pas reconnaître ce que je n’ai pas fait« , martèle-t-il.

 » J’invite ceux qui me soupçonnent d’être impliqué dans les massacres du 28 septembre de porter plainte contre moi à la Cour Pénale Internationale. C’est mieux pour eux. Je suis prêt à répondre et à prouver mon innocence« , réagit le  » Tigre » à une plainte qu’un groupe de quatre personnes auraient déposé contre lui au Tribunal de Première Instance de Dixinn.  » J’ai l’impression que ces gens là sont manipulés« , regrette à nouvelledeguinee.com, l’icône de l’instauration de la démocratie en Guinée en 2010.

Le lundi noir et sanglant du 28 septembre 2009, l’ancien président de la transition est en mission en Guinée Forestière en compagnie des actuels opposants, Papa Koly Kourouma, ministre de l’environnement et du développement durable à l’époque des faits, et Aboubakar Sylla, actuel porte-parole de l’opposition républicaine.
 » Ils sont encore vivants et pourraient témoigner, confirmer ou infirmer ma présente déclaration« , espère celui qui a libéré la Guinée des serres d’une armée violente, prédatrice et liberticide.

Malgré les forces du mal qui se sont battues pour que la transition s’éternise, Konaté réussit héroïquement et rapidement à contenir les velléités de certains officiers et soldats en organisant des élections. Avant de rendre volontairement les clés du pays, le général Sékouba légue la démocratie aux populations guinéennes qui ne demandaient que ça. En attendant d’être convoqué à la CPI conformément à ses voeux, l’ancien président de la transition, le général Sékouba Konaté, continue de profiter paisiblement de l’affection et de l’amour que les Français et les autorités de l’Hexagone témoignent à son égard. Il se la coule douce sur les rives de la Seine. Mais aussi, au bord du célèbre lac d’Enghien les Bains et son esplanade.

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