À quelques semaines ou mois du coup d’envoi de la saison 2026-2027, une question brûle toutes les lèvres des amoureux du football guinéen, dans quelles conditions les joueurs vont-ils évoluer ? Car si le talent des footballeurs guinéens ne fait aucun doute, l’état de plusieurs stades qui accueillent les rencontres de ligue 1 et de Ligue 2 reste une véritable source d’inquiétude.

Des pelouses dégradées, des terrains irréguliers, des installations vieillissantes, dans plusieurs enceintes sportives du pays, le spectacle offert est loin des standards qu’exige un championnat professionnel. Cette situation ne porte pas seulement atteinte à l’image du football guinéen, elle met surtout en danger l’intégrité physique des joueurs.

Le stade de la mission de Kaloum, le stade de Coleah et d’autres infrastructures sportives présentent un niveau de dégradation particulièrement préoccupant. Au cours de la saison écoulée, plusieurs footballeurs ont malheureusement terminé leur exercice avec de graves blessures, souvent aggravées par le mauvais état des pelouses et des terrains de jeu. Une réalité qui ne peut plus être ignorée.

Face à cette situation, la fédération guinéenne de football et la ligue guinéenne de football professionnel, en tant qu’instance organisatrice du championnat, sont vivement interpellées. Elles ont la responsabilité de garantir des conditions de jeu dignes, sécurisées et conformes aux exigences du football moderne.

À l’approche de la saison 2026-2027, il est impératif que les autorités sportives mettent les bouchées doubles en lançant, sans délai, des travaux de rénovation des stades les plus dégradés. Les terrains doivent être remis aux normes afin d’assurer la sécurité des joueurs, d’améliorer la qualité du spectacle et de redonner confiance aux clubs, aux supporters et à tous les acteurs du football national.

Le football guinéen mérite mieux que des terrains qui deviennent des pièges pour ceux qui en sont les principaux acteurs. Les joueurs doivent pouvoir exprimer leur talent dans des conditions optimales, sans craindre qu’un mauvais rebond ou un trou ou encore le béton sur la pelouse ne mette fin à leur saison, voire à leur carrière.

La saison 2026-2027 doit être celle du renouveau. Avant le premier coup de sifflet, de Conakry à l’intérieur du pays, les stades doivent être prêts, rénovés et sécurisés. C’est une nécessité, une responsabilité et un devoir envers les footballeurs guinéens et tous les passionnés du ballon rond.

Fodé SOUMAH