FOOTBALL :  » C’est la Guinée qui doit à Antonio Souaré, lui, ne doit à personne « , Najette Chadji.

Depuis l’installation du comité de normalisation (CONOR) à la tête du football guinéen, ce sport roi traverse des zones de turbulence dans le pays de Chérif Souleymane. Suite à cette situation qui dérange, nous avons rencontré une ancienne gloire du football guinéen, Najette Chadji pour parler avec elle de la chute rapide du cuir rond depuis le retrait du président Mamadou Antonio Souaré à la fédération guinéenne de football. Sans langue de bois, cette connaisseure du football nous dit sa part de vérité.

Présentez-vous à nos lecteurs ?

Je suis Najette Chadji ancienne joueuse du syli national féminin de Guinée et aujourd’hui membre de la ligue amateur du football en République de Guinée.

Quand pensez-vous du football guinéen depuis le retrait du président Antonio Souaré à la FEGUIFOOT ?

Merci pour la question, il faut le dire clairement, actuellement depuis le retrait de monsieur Souaré, notre football est gravement malade, cela à tous les niveaux. Nos équipes nationales masculines et féminines rien ne va. Même au niveau du championnat national, seulement quelques équipes arrivent à s’en sortir de l’eau cela aussi est dû à l’investissement des présidents ce qui fait qu’il n’y a pas trop de cris en championnat. Mais en regardant les choses en face, on comprend que ça ne va pas. Pourtant au moment qu’Antonio Souaré était aux affaires le football marchait à merveille à tous les niveaux. Dans tout ça, moi vraiment, c’est la position de nos équipes nationales qui m’inquiète beaucoup comme tout bon guinéen d’ailleurs.

Aujourd’hui, qu’est qu’il faut pour que le football guinéen marche ?

La première des choses, il faut mettre chacun à sa place, respecter les gens qui mettent de l’argent dans ce football. Arrêtez la haine viscérale dans ce milieu. Évitez les débats de personnes. Confier ce sport à ceux qui connaissent. ça c’est un (1). Secondo, il faut mettre en place une stratégie pour la formation des entraîneurs et que nos entraîneurs acceptent de se former, c’est extrêmement important. Parce que un jour viendra, on n’aura pas besoin des entraîneurs expatriés, mais pour cela, il faut que nos entraîneurs se forment. Et cela, Antonio Souaré avait commencé parce qu’il avait envoyé des entraîneurs à l’étranger pour se former. Il a aussi envoyé des entraîneurs expatriés en Guinée ici pour former les entraîneurs du championnat guinéen. Cela devrait être aussi l’une des préoccupations de ce CONOR, mais ceux-ci ne passent qu’au règlement de comptes contre Paul ou Pierre et ce n’est pas ça leur mission.

Que pensez-vous du CONOR ?

En réalité, si j’entends CONOR, j’ai tout de suite envie de pleurer en tant que connaisseure du football, parce que très honnêtement, ce CONOR ne devrait pas être ici en Guinée, peut-être dans un autre pays oui, mais pas en Guinée cas même. Notre football était dans les bonnes-mains franchement, avec le président Mamadou Antonio Souaré, les choses fonctionnait très bien et à tous les niveaux que ça soit en championnat, au niveau de nos équipes, il n’y avait absolument pas de problèmes. Mais par la haine et la complicitée des bandits a colle blanc dans le milieu footballistique en Guinée, la FIFA a installé le fameux CONOR qui fait aujourd’hui la merde. Pourtant, il n’avait pas sa raison d’être. Mais ses traîtres doivent savoir, c’est la Guinée qui doit à Antonio Souaré, lui ne doit à personne. Il faut reconnaître l’effort et le travail colossal du président Mamadou Antonio Souaré pour le développement du football guinéen et africain. En ma qualité d’anciennes joueuses et connaisseure du football, qu’il pleut ou qu’il neige Antonio Souaré est le meilleur dirigeant du jamais-vu.

Vu la gestion de l’équipe d’Antonio Souaré, si on vous demandait de donner une note qu’elle devrait être ?

Comme tu dis si on me le demandait, j’allais donner 95 % avec fierté à cette équipe. Pour ceux-là qui ne connaissent pas, parfois avant que la FIFA ne donne l’argent, Antonio Souare peut mettre sa main dans sa poche pour pré financer un projet, il fait tout cela pour le développement de notre sport roi le football. Il a les moyens de sa politique, il a le cœur, le courage, c’est un visionnaire et il est toujours déterminé pour son pays, c’est un patriote. C’est pourquoi j’aime dire souvent Mamadou Antonio Souaré est un monument pas seulement pour la Guinée, mais pour l’Afrique aussi, car c’est une étoile filante.

Quel message avez-vous à adresser au peuple guinéen surtout à la jeunesse ?

D’abord, je commencerai mon message en disant à la jeunesse, d’ouvrir les yeux pour voir clairement. Aujourd’hui, qu’on le veille ou non, c’est Mamadou Antonio Souare qui a donné et qui continue de donner l’espoir et la force à la jeunesse pour jouer au football, donc il faut vivement soutenir cet homme. Grâce à lui, aujourd’hui, tu peux rester en Guinée réaliser ton réveil à travers le football. C’est un dieu donné et surtout, il prône pour le rayonnement de la jeunesse. Au peuple de Guinée, soutenons monsieur Souaré à 100 % pour qu’il atteigne l’objectif qu’il vise dans le football pour le bonheur de nos enfants et pour l’honneur de la République de Guinée.

Interview réalisée par Fodé SOUMAH.

La Rédaction

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