La décision de la commission éthique de la Fédération guinéenne de football suscite de nombreuses interrogations. Pourquoi aucune procédure d’instruction n’a-t-elle été ouverte à l’encontre du président de la FEGUIFOOT, Sory Doumbouya, malgré la gravité des accusations évoquées avec toutes les preuves ?

Alors que des institutions majeures du football mondial comme la FIFA et la CAF sont connues pour leur vigilance face aux infractions, cette absence d’initiative interpelle observateurs et acteurs du football guinéen.

Le président de la commission éthique, Mohamed Diawara, est aujourd’hui au centre des critiques. Certains s’interrogent sur les motivations de cette décision, tandis que d’autres appellent les membres du COMEX à réagir afin de préserver la crédibilité de l’instance dirigeante du football guinéen. Car le président de la commission éthique, Mohamed Diawara a déjà montré son incapacité.

Le contenu du courrier publié par la commission éthique est également décrié. Plusieurs voix dénoncent un document jugé incomplet, qui ne ferait pas mention explicite des faits reprochés, notamment dans une affaire d’enregistrement audio présentée comme particulièrement sérieuse.

Dans ce contexte, des acteurs comme le Kaloum Football Club affirment leur volonté de poursuivre le combat pour faire la lumière sur ce dossier. Une situation qui pourrait, à terme, attirer l’attention des instances internationales et avoir des conséquences sur l’ensemble de l’administration du football guinéen.

FEGUIFOOT, pourquoi une justice à géométrie variable ?

Quelle attitude expliquerait aujourd’hui le silence des membres de la commission éthique face à une affaire aussi préoccupante pour l’image de la fédération guinéenne de football ? Il est pourtant encore frais dans les mémoires que l’ancien président de la FEGUIFOOT, Bouba Sans pile avait été sanctionné et écarté par cette même commission pour des faits jugés contraires à l’éthique du football.

Dès lors, une question se pose avec insistance, pourquoi une différence de traitement semble-t-elle s’appliquer aujourd’hui dans le cas du président en exercice, Sory Doumbouya ?

De nombreux observateurs estiment que les faits évoqués dans cette affaire seraient d’une gravité au moins équivalente, sinon supérieure. Dans ce contexte, l’absence d’une procédure claire et transparente alimente les doutes et fragilise la crédibilité de l’institution.

Pour préserver l’honneur du football guinéen, la commission éthique doit revoir sa décision pour éviter des problèmes.

Nous y reviendrons !

Fodé SOUMAH