Ouverture à Conakry ce jeudi 12 mars 2026 d’un important atelier national de formation axé sur le montage et la structuration des projets PPP(partenariats public-privé). C’est une initiative mise en branle par le ministère de l’économie, des finances et du budget à travers l’unité des partenariats public-privé . Cette initiative relève du programme cadre de renforcement des capacités des cadres et agents des structures sectorielles. Les participants au nombre de trente six viennent de l’unité des partenariats public-privé, des départements sectoriels, des services qui ont en charge des finances et du budget, des organismes publics bref, tous ceux qui gravitent autour de l’écosystème des partenariats public-privé. À titre de rappel, dans le cadre de la réalisation du gigantesque et ambitieux programme de développement responsable et durable de Simandou 2040 son financement nécessite une pagatelle de l’ordre de 330 milliards de dollars et 38 pourcent de ce montant doivent être couverts par les partenariats public-privé.

D’où l’impérieuse nécessité de former des cadres sur ces deux thématiques pour convaincre des partenaires du secteur privé à participer au développement des infrastructures et des services publics essentiels en vue d’améliorer les conditions des populations parce que les seules capacités publiques ne suffisent pas à financer le développement inclusif et durable. Ce rendez-vous de donner et de recevoir qui va s’étendre jusqu’au 17 mars prochain va se dérouler autour des modules comme : la structuration financière, la sélection des partenaires privés, la structuration des PPP… La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général représentant madame la ministre, il avait à ses côtés le représentant résident du programme des nations unies pour le développement (PNUD), partenaire financier de la présente session de formation et d’autres hauts cadres dudit ministère.

Dans son intervention, le coordonnateur de l’unité des partenariats public-privé, Mamadou Dian Bah a fait savoir que cet atelier permettra aux participants d’être bien outillés et aguerris pour faire face à ce défi. << cet atelier vise à renforcer les capacités des cadres de l’Administration dans la préparation, le montage et la structuration des projets des partenariats public-privé. Comme vous le savez, 38 pourcent du programme Simandou 2040 sont consacrés au financement privé à travers les partenariats public-privé. Les participants sortiront avec des outils solides qui vont leur permettre vraiment de mettre en œuvre des projets qui sont prévus dans le programme Simandou 2040 sans difficultés >> a t-il soutenu

Le représentant résident du programme des nations unies pour le développement (PNUD), Anthony Ohemeng Boamah a de son côté réaffirmé qu’il est nécessaire de bâtir un cadre institutionnel capable de planifier et de piloter des investissements complexes << Le PNUD tient à rappeler que, la transformation structurelle et la souveraineté économique reposent avant tout sur le renforcement durable des capacités nationales. Au-delà des projets, il est nécessaire de bâtir un cadre institutionnel capable de planifier et de piloter des investissements complexes en cohérence avec les politiques macro-économiques, budgétaires et de planification nationale >> a t-il affirmé

En fin, le secrétaire général du ministère de l’économie, des finances et du budget, docteur Mamoudou Touré dira ceci en substance<< la qualité de nos instruments juridiques et les compétences de nos cadres seront déterminants pour rassurer les investisseurs potentiels pour l’atteinte des objectifs ambitieux que le gouvernement s’est fixé à l’horizon 2040 >> martèle t-il.
À signaler que, la capitale Conakry s’apprête à accueillir très prochainement pour la première fois en Guinée les journées nationales des partenariats public-privé. D’où l’importance accrue que la cinquième République accorde à cette unité. Ces journées seront des moments privilégiés de présenter les acquis en matière de partenariats public-privé, comme une alternative sûre aux investissements financiers par le BND( le budget national de développement).
Par Mohamed Keita pour Lemakona.com



