Après 3 ans de passage à vide, le Horoya AC reprend sa couronne. Le Horoya prouve qu’il est programmé pour le titre, c’est dans son ADN, c’est un luxe qu’il n’est pas prêt à partager.
On se rend à l’évidence que le Président Antonio Souaré est un fin Manager, un Leader résilient qui se régénère dans les turbulences qui n’échappent pas même aux plus grands clubs.
Dans les tourbillons de fin cycle, on imaginait improductif ce Horoya AC, personne ne le voyait venir, personne n’osait miser une pièce sur ce club balbutiant, s’agrippant sur béquilles en début de saison. Journée après journée, match après match, le Horoya avançait sur la pointe des pieds, sans manifestement exprimer son ambition de champion, ça se murmurait, ça se cogitait.
Mais dans le football comme dans la vie pratique, tout ne se réduit pas à l’argent. D’ailleurs on ne se permet pas de folies avec l’argent qu’on n’a pas mais on peut bien réaliser des merveilles si on ajoute une dose d’intelligence au travail fait avec le peu de moyens.
En aucun moment l’enthousiasme et l’optimisme du Président Souaré n’ont faibli quant à sa capacité à reconquérir son trône. Il en était convaincu jusqu’au creux de son âme affirmant à chaque match du Club que la place de leader est la leur.
Le Horoya est reparti sur un nouveau projet, sans bruit, ni fracas mais avec agilité et efficacité. Une vision claire, des infrastructures adéquates, un personnel rompu et rodé aux exigences du professionnalisme.
D’abord tous les joueurs ont été logés à la hauteur de Yorokoguia, pour pouvoir les embrasser tous de regard, avoir l’emprise sur eux et créer une famille autour des valeurs humaines. Puis la fougue et les muscles de la jeunesse ( Mamadouba, Mara, les Jumeaux Paul et Pierre….) issue du prestigieux centre ont été greffés aux cheveux gris des doyens ( Samaké, Koulibaly, Mohamed Djibo, Daouda Camara Thiago…), ce savant mélange a permit de reconstruire le royaume rouge et blanc.
Le retour de blessure du Chasseur de but, Gnagna Barry à bonifié la ligne d’attaque du Champion.
L’arrivée du technicien malien, avec un passé légitime, a permis de trouver un équilibre entre les jeunes pousses, aux désirs croissants, insouciants, avec l’envie de progresser sans réelle confiance en eux et des aînés jouant le rôle de grands frères. À l’instar d’Ocansy Mandela, coach des attaquants des équipes réserves du centre, Aboubacar Killé Bangoura coach des attaquants des U-16 et Hadym N’Diaye en formation pour réintégrer le staff technique.
Le Président Antonio Souaré reste très connecté au club, son énergie positive diffusée par sa présence à Yorokoguia sublime les joueurs. L’un des rares présidents de club capables de vous fournir les noms des joueurs compartiment par compartiment et le calendrier du club match par match. C’est hallucinant cette obsession, c’est même fou, Ehh oui le foot rend fou.
Le Horoya AC a compris, il s’est réinventé, s’est régénéré. Il s’ouvre au reste du monde en témoigne le safari des émissaires des prestigieux clubs dans son antre ( La Gantoise, Le Pyramide FC D’Egypte…).
Il y’a de la consistance à Yorokoguia, il y’a du sérieux au centre. Le Horoya est de retour, non le Champion éternel.
Le Horoya AC est en Misison, reconquérir l’indice du football qu’il a donné à la Guinée.
Paul Fathia Kounkara



