Après beaucoup de bruit autour de la conférence du président de la Fédération Guinéenne de Football, Aboubacar Dinah Sampil, la montagne a accouché d’une souris. La déception est grande non seulement de par les réponses tronquées et pas correctes de Bouba Sampil, mais aussi par le temps imparti que les journalistes n’ont pas eu à cette conférence pour poser toutes les questions auxquelles l’opinion s’attendait.
Sur certaines questions ronflantes posées, les journalistes n’ont pas eu la chance de revenir à la charge quand le président de la Fédération Guinéenne de Football esquivait les questions ou refusait carrément de répondre. Des questions que le public attendait n’ont pas était posé comme sur le cas des maillots détournés, la justification des 70.000 dollars de la Fédération Royale Marocaine, la situation des 1 200.000 dollars de la CAF après la CAN, les 100.000.000 fg d’un opérateur économique, les nominations et décisions unilatérales.
BOUBA SAMPIL un lion solitaire ‘’je suis un lion, je marche seul, ce que je fais, je le fais seul’’ tels sont les propos du Président Bouba Sampil pour expliquer qu’il n’a pas besoin de ses collègues du comité exécutif pour travailler et avancer. Cela confirme tous les griefs portés à son encontre s’agissant de sa gestion solitaire de la Fédération Guinéenne de Football, il s’est encore enfoncé et cela n’arrange vraiment pas sa situation.
Il va jusqu’ à insinuer que c’est le vote par liste qui fait qu’il s’est retrouvé sur une liste avec les actuels membres du comité exécutif. Mais quel ingrat ? Les gens n’ont pas oublié le fait que ce soit lui qui avait à l’époque pris son bâton de pèlerin pour faire campagne pour le vote par liste.
Sur un autre plan, il reconnaît que les statuts qui l’ont élu ne sont pas bons tout en sollicitant l’aide de la FIFA, cela veut dire qu’il n’est pas légitime et qu’aujourd’hui, l’histoire donne raison aux 47 membres statutaires qui avaient refusé d’adopter ces statuts avant d’être contraint par le CONOR, la CAF et la FIFA.
Parlant de chiffre, il parle de la subvention de la FIFA en occultant celle de la CAF, il va jusqu’à dire qu’il a hérité d’une dette de douze milliards de francs guinéens alors que l’ancien vice-président du CONOR Séga DIALLO avait dit dans une radio de la place que le CONOR avait laissé dans les caisse de la Féguifoot près de treize milliards de francs guinéens.
Entre le CONOR et Boubah Sampil qui dit la vérité ?
Tout cela est grotesque et insultant.
L’autre révélation, est qu’il reconnaît que le stade de Nongo pouvait être homologué et que c’est parce qu’il n’y avait pas l’union et que ce sont les gens qui étaient contre ANTONIO SOUARE qui n’ont pas voulu que le stade de Nongo soit homologué tout en donnant des exemples sur le stade de Kampala et du Congo. Ah, le mensonge peut courir, mais la vérité le rattrape toujours et le dépasse.
Pour le développement du football guinéen, on doit vraiment des excuses à Monsieur ANTONIO SOUARE.
Dans le même sillage, il dit que le centre technique de Nongo n’a jamais été opérationnel, une autre contrevérité, car ce centre a été rénové deux fois par monsieur ANTONIO SOUARE et une académie d’Élite y était internée pendant 3 ans.
Mais ce n’est pas étonnant, car lui-même est revenu sur sa déclaration faite au même centre technique de Nongo contre Monsieur Souaré le samedi 15 février 2025, il parle tout simplement d’une boutade, que c’était pour s’amuser et que chaque président passé à la tête de la Féguifoot avait fait ce qu’il pouvait, heee Dieu, quelle Mythomane ?
Un journaliste a posé la question de savoir ce qu’il a fait depuis qu’il est élu président de la FGF ? On attend toujours la réponse.
Pour que le football guinéen commence à se normaliser, il faut qu’au soir du mardi 8 avril 2025, BOUBA SAMPIL soit révoqué de la tête de la Fédération Guinéenne de Football.
ABRAHAM LINCOLN BANGOURA



