À l’occasion du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République de Guinée, célébré ce vendredi 2 octobre 2026, la rédaction de votre site d’informations et d’analyses générales lemakona.com a réalisé un entretien téléphonique exclusif avec Son Excellence Abdourahamane Sikhé Camara, ambassadeur de la République de Guinée en Algérie et en Tunisie.

Dans cet entretien, le diplomate revient longuement sur les grandes dates de l’histoire contemporaine de la Guinée, notamment le rôle historique d’Ahmed Sékou Touré dans l’accession du pays à l’indépendance et les premières années de la diplomatie guinéenne.

Il porte également un regard très favorable sur les multiples actions du président Mamadi Doumbouya pour le développement de la République de Guinée, qu’il présente comme une opportunité historique pour la Guinée et comme le dirigeant engagé dans une dynamique de refondation, de repositionnement diplomatique, de redressement économique et de rassemblement national. Il est tellement conscient des chances de la Guinée avec celui qu’il considère comme le président panafricain et un Dieu donné, Mamadi Doumbouya pour lancer le développement rapide de la République de Guinée. Pour l’ambassadeur, la Guinée doit absolument saisir cette opportunité pour son honneur et l’honneur des Guinéennes et Guinéens à travers le monde.

L’entretien permet aussi de mieux comprendre la vision que l’ambassadeur porte sur son rôle diplomatique en Algérie et en Tunisie, où il dit œuvrer à la défense des intérêts et de l’image de la République de Guinée.

La Guinée célèbre officiellement, ce 2 octobre 2026, le 68ᵉ anniversaire de son accession à l’indépendance. La Présidence de la République a organisé à Conakry les cérémonies officielles marquant cet anniversaire, avec notamment un défilé civilo-militaire et paramilitaire.

 » Le 2 octobre 1958, c’est la date de naissance de la République de Guinée « .

Lemakona.com : La République de Guinée célèbre son 68ᵉ anniversaire, soit 68 ans d’indépendance. En quoi cette date vous inspire-t-elle ?

Pour répondre à cette question, l’ambassadeur Abdourahamane Sikhé Camara, la tête pensante du pays du président Mamadi Doumbouya en Algérie et en Tunisie précisera ceci :  » La date du 2 octobre 1958 et aujourd’hui, nous sommes le 2 octobre 2026. Il faut dire que c’est le 68ᵉ anniversaire de l’accession de la République de Guinée à l’indépendance. C’est une indépendance qui a été officiellement proclamée par l’Assemblée territoriale de l’époque, qui fut érigée en Assemblée nationale.

C’est la date de naissance de la République de Guinée. Il existe, selon moi, plusieurs dates importantes dans l’histoire contemporaine de notre pays qui méritent d’être retenues. Retenons quatre ou cinq dates majeures, des dates fondamentales. La première date, c’est le 25 août 1958. C’est l’arrivée du général de Gaulle en Guinée. Il était en campagne référendaire pour voter en faveur du « Oui ». Le secrétaire général du PDG, Ahmed Sékou Touré, donna la position de la Guinée, affirmant dans une citation restée célèbre : « Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage. »

La deuxième date, c’est le 28 septembre 1958, jour du vote. Le « Non » l’emporta à plus de 95 % des voix. Le 2 octobre 1958, c’est la proclamation de l’indépendance de la Guinée, qui passe du statut de territoire au stade de pays souverain : souveraineté nationale, souveraineté internationale.

La quatrième date, c’est le 1er novembre 1958, avec la création de l’armée nationale guinéenne. Cinquièmement, le 12 décembre 1958, c’est l’admission de la Guinée aux Nations unies comme 82ᵉ membre. On peut ajouter le 1er mars 1960, date de la création de la monnaie guinéenne.

Ainsi, lorsqu’on parle du 2 octobre, date d’accession, date de proclamation de l’État guinéen, il faut aussi parler sur différents plans : sur le plan politique, sur le plan économique et sur le plan diplomatique.

Pour résumer, la République de Guinée est donc indépendante et souveraine. Elle met librement en mouvement son droit de légation, l’accréditation sur le plan actif : les ambassadeurs guinéens sont accrédités auprès des pays étrangers, des organismes et des institutions internationales.

Et là, il est intéressant et important de rendre à César ce qui appartient à César. Sékou Touré fut proclamé chef de l’État en 1961. Il enverra donc un certain nombre de diplomates guinéens chevronnés à l’étranger : Naby Youla à Paris, Diallo Telli aux Nations unies, Abdoulaye Touré au Mali, Alpha Abdoulaye Diallo au Ghana, qu’on appelait Abdoulaye Ghana d’ailleurs, feu Dr Sikhé Camara en Yougoslavie. Je suis heureux de vous informer que c’est mon père et je suis heureux d’être son fils. Il y avait également monsieur Alliou Dramé en Côte d’Ivoire.

Et donc, sur le plan de la légation passive, des diplomates et ambassadeurs sont également accrédités auprès des Guinéens.

Pour vous dire que l’histoire contemporaine de la Guinée est une histoire palpitante, une histoire très riche qui mérite, il faut le dire, d’être aujourd’hui enseignée dès l’école primaire, au secondaire et plus, pour permettre à la génération future de mieux comprendre et connaître l’histoire de ce pays.

Pour vous dire que le 68ᵉ anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance, c’est une fierté, c’est un honneur. C’est pour vous dire que la Guinée a été indépendante et souveraine en 1958 et, d’ailleurs, c’est une indépendance unilatéralement obtenue, à la différence des autres qui l’ont suivie à partir des années 1960 et qui ont été des indépendances octroyées.

Bref, pour vous dire que la Guinée est un pays qui a obtenu son indépendance avant tous les autres pays anciennement colonisés par la France dans l’Afrique subsaharienne. Vive la Guinée ! « , a laissé entendre, monsieur Abdourahamane Sikhé Camara, l’ambassadeur de la République de Guinée en Algérie et en Tunisie.

Lemakona.com : À l’occasion de l’anniversaire de la République de Guinée, quelle lecture faites-vous de la gouvernance du président Mamadi Doumbouya en seulement quelques années à la tête du pays ?

L’ambassadeur Abdourahamane Sikhé Camara, cadre chevronné de la République de Guinée auprès président Mamadi Doumbouya sans langue de bois soulignera ceci :

 » La lecture qu’il convient de faire sur la gouvernance du président Mamadi Doumbouya se résume en cinq éléments.

Le premier élément, c’est la refondation de l’État guinéen qui est en cours de réalisation. C’est un travail très délicat, mais c’est une vision qui mérite d’être saluée.

Le second élément, c’est la rectification institutionnelle.

Le troisième élément, c’est le repositionnement de la Guinée sur la scène internationale.

Le quatrième élément, c’est le redressement économique.

Et le cinquième élément, c’est le rassemblement des Guinéens.

Lorsqu’on parle de refondation de l’État, il faut déjà savoir que les Guinéens soient mentalement et moralement préparés pour cela. Je crois que ce premier élément est en voie d’être réalisé, j’ai de l’espoir en ce sens. Quant à la rectification institutionnelle, on peut, par exemple, rappeler qu’il y a eu une nouvelle Constitution qui a mis en place plusieurs innovations. C’est le cas du législatif, qui est aujourd’hui un parlement qui n’est plus monocaméral mais qui est bicaméral, à savoir l’Assemblée nationale et aussi le Sénat. Il y a beaucoup d’autres innovations au sein de cette Constitution. Il y a aussi le repositionnement de la République de Guinée sur la scène internationale et nous sommes heureux de constater que la Guinée est revenue, la Guinée est de retour et nous le vivons tous les jours. Récemment, le chef de l’État était accompagné d’une forte délégation aux Nations unies, et les années précédentes également, où le président a livré un message qui rappelle le message du premier président de la République de Guinée en 1958 aux Nations unies.

Il faut aussi rappeler que, sur le plan économique, le redressement est en train d’être effectué, car il est intéressant de rappeler qu’aujourd’hui des usines de raffinage de nos matières premières se font sur place en vue d’être exportées en produits finis ou semi-finis. C’est extrêmement important.

Il faut aussi rappeler que le rassemblement des Guinéens devient de plus en plus une réalité. Voilà les quelques éléments que je peux porter à votre connaissance sur la gouvernance extraordinaire et impeccable du président Mamadi Doumbouya dans un laps de temps que je considère comme une gouvernance tout à fait positive « , a-t-il affiché clairement.

Le propos de l’ambassadeur intervient dans un contexte où les autorités guinéennes mettent effectivement en avant la refondation institutionnelle, le repositionnement international et le programme Simandou 2040 comme axes de transformation du pays. La Constitution promulguée le 26 septembre 2025 prévoit notamment un Parlement bicaméral, tandis que les autorités ont inscrit Simandou 2040 dans une loi de plan couvrant la période 2026-2040.

Sur le volet économique, la Présidence de la République a notamment annoncé en 2026 le lancement de travaux de construction de nouvelles raffineries d’alumine, en présentant la transformation locale des ressources minières comme l’un des axes de Simandou 2040.

Simandou 2040 :  » Un grand projet de développement de la Guinée « .

Lemakona.com : Quel message avez-vous à lancer au peuple de Guinée ? Et si l’on vous demandait de donner une note au président Mamadi Doumbouya, quelle note lui donneriez-vous ?

Pour répondre à cette question, l’homme de confiance du président Mamadi Doumbouya, l’ambassadeur Abdourahamane Sikhé Camara souligner que :  » Le message que je peux livrer à l’endroit de mes compatriotes, Guinéennes et Guinéens bien sûr, c’est de leur dire d’avoir confiance en l’avenir, car la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État Mamadi Doumbouya, est une vision qui va dans le sens d’un grand projet de développement de la Guinée.

Et ce projet, lorsqu’il est réalisé, le programme Simandou 2040, lorsque tous les piliers sur lesquels ce gigantesque projet repose seront réalisés, il faut le dire, la Guinée peut rêver de prospérité et d’innovation. Et pour concrétiser cette phrase, la Guinée, les Guinéens méritent d’être unis. C’est l’union qui fait la force, mais aussi la solidarité, bien sûr, et la cohésion sociale.

Les Guinéens doivent avoir confiance les uns envers les autres et se dire que nous sommes une seule et unique famille. Les Guinéens doivent sortir de certaines considérations subjectives telles que l’ethnocentrisme, qui n’a plus aujourd’hui, dans la vision du président de la République, droit de cité.

La Guinée doit, à travers son histoire, et les Guinéens doivent se dire que nous appartenons à un pays de grande fierté, un pays d’une belle histoire, un pays qui a été à l’avant-garde de la liberté et de la libération des pays africains. On doit être fiers de nos devanciers et on doit être fiers de la politique menée par le général Mamadi Doumbouya. S’il faut attribuer une note, la note sera une note positive, tout simplement pour savoir que la note est largement positive et nous nous en réjouissons. Félicitations au travail abattu jusque-là par le président Mamadi Doumbouya. Il est une grande chance pour la République de Guinée et pour les Guinéens d’où qu’ils soient dans ce monde  » a – rappelé l’ambassadeur qui fait la fierté du président Mamadi Doumbouya et du peuple dynamique de Guinée en Algérie et en Tunisie.

Entretien réalisé par téléphone par la rédaction du site d’informations et d’analyses générales lemakona.com à l’occasion du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République de Guinée, le 2 octobre 2026.

Interview exclusive réalisée par Fode SOUMAH pour lemakona.com