La pression monte d’un cran au sein de la Fédération Guinéenne de Football (FEGUIFOOT). Selon les informations rapportées par notre confrère Abdoul Hamid Bangoura de CIS MÉDIAS, deux développements majeurs viennent de bousculer l’agenda fédéral.
Un coup de pression est arrivé de Zurich. La FIFA a officiellement adressé un courrier à la Fédération Guinéenne de Football pour demander des comptes sur la suite donnée à la plainte déposée par Kaloum FC.
Pour rappel, le club de D2 avait saisi la commission d’éthique pour dénoncer ce qu’il considère comme des irrégularités graves dans la gestion actuelle de la fédération. et après plus d’un mois de silence assourdissant, l’instance mondiale exige désormais de la clarté, plaçant la FEGUIFOOT sous une pression administrative et diplomatique intense.
Et la première réaction se fera sentir dès demain, puisque la commission d’éthique doit se réunir ce vendredi à 10h, selon Hamid Bangoura . L’ordre du jour est précis : faire avancer l’instruction sur le dossier de l’enregistrement audio compromettant attribué à Sory Doumbouya, actuel président de la fédération.
Pour le petit rappel, cette affaire a éclaté il y a quelques semaines suite à la fuite d’un enregistrement sonore sur les réseaux sociaux. Dans cet audio, on entendrait Sory Doumbouya (par ailleurs PCA du Milo FC) tenter de convaincre un joueur de rejoindre son club de Kankan. En échange, une promesse de sélection au sein du Syli National aurait été évoquée. Ces allégations de conflit d’intérêts et de trafic d’influence ont provoqué un séisme, poussant plusieurs acteurs, dont l’ancien capitaine le président de Kaloum FC, à exiger des sanctions immédiates.
Alors que la Commission d’Éthique est restée longtemps silencieuse, cette réunion de demain est perçue comme celle de la dernière chance pour restaurer un semblant de crédibilité à l’institution. Entre les exigences de la FIFA et les preuves audio qui accablent le président intérimaire, la FEGUIFOOT joue son avenir.
Le verdict de la réunion de demain pourrait marquer un tournant décisif : soit vers une stabilisation forcée, soit vers une nouvelle ère de turbulences juridiques qui peuvent coûter à tout le comité exécutif.



