À un moment donné, il faut avoir pitié du peuple de Guinée, qui, depuis 2021, continue de souffrir pendant que les cœurs saignent à cause d’une gestion du football jugée défaillante. Aujourd’hui, ce secteur semble être dirigé, en grande partie, par des acteurs sans vision, ni véritable considération pour les Guinéennes et les Guinéens. Et cela, malgré les appels répétés du président Mamadi Doumbouya, invitant chacun à œuvrer avec engagement et patriotisme pour le développement socio-économique du pays.
Comme le dit l’adage, il faut rendre à César ce qui appartient à César. Or, à la tête de la Fédération Guinéenne de Football » FEGUIFOOT « , c’est plutôt le contraire que l’on observe. Les violations répétées des textes qui régissent le football mondial deviennent monnaie courante, donnant l’image d’une institution fragilisée, voire livrée à elle-même et maintenant même les pêcheurs en profitent.
Pourtant, dans la gestion du football, les règles sont claires, toute violation des lois et règlements est sanctionnée, sans complaisance. Les commissions éthiques, que ce soit au niveau national ou international, ne transigent pas avec ces principes.
L’exemple récent en Guinée reste la révocation de Bouba Dinah Sampil à la tête de la FEGUIFOOT pour des faits jugés graves. Cette décision avait été saluée comme un signal fort en faveur du respect des normes.
Aujourd’hui, de nombreuses voix s’interrogent : pourquoi la commission éthique tarde-t-elle à se prononcer sur le cas de Sorel Doumbouya ? Des accusations sérieuses circulent, notamment liées à une supposée tentative d’influence sur un joueur afin qu’il rejoigne un club, une pratique strictement interdite par les règlements. Le cas de violation de Sorel Doumbouya est plus clair que les autres cas parce que l’audio est disponible partout voir même sur les réseaux sociaux. C’est pourquoi d’ailleurs, cette affaire doit être considérée sérieusement pour la crédibilité de la fédération guinéenne de football et même pour la crédibilité des institutions dirigeantes du football mondial.
Dans un souci de cohérence et de crédibilité, les observateurs estiment que la même rigueur doit être appliquée à tous, sans distinction. À titre de comparaison, la Confédération Africaine de Football » CAF » a récemment statué sur une affaire liée à la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal, démontrant que les décisions peuvent être prises avec fermeté et impartialité.
La FEGUIFOOT est donc attendue sur ce terrain, dire le droit, établir la vérité et agir conformément aux textes. Car tout manquement pourrait exposer le football guinéen à des sanctions internationales, voire à une nouvelle crise institutionnelle comparable au CONOR, une situation que personne ne souhaite revivre sous le régime du président bâtisseur Mamadi Doumbouya.
Fodé SOUMAH



