Le gouvernement guinéen à travers le ministère du commerce et de l’industrie plus que jamais débout dans le cadre du respect du protocole d’entente récemment signé entre lui et le secteur privé portant sur le plafonnement des prix des denrées de fortes consommations . Pour joindre l’utile à l’agréable, une campagne nationale du contrôle des prix, de la qualité et des mesures de ces denrées a été lancée ce mercredi 04 mars 2026 sur toute l’étendue du territoire national. C’est sur instruction de la ministre du Commerce et de l’industrie, Fatima Camara que cette campagne s’est mise en branle . C’est d’ailleurs, l’une de ses missions en cette période de pénitence et de soudure . Cette action de la ministre entend apporter une réponse opérationnelle aux attentes du chef de l’État en matière de stabilisation des prix des denrées de première nécessité sur les marchés nationaux. Cette mission était composée de la direction nationale du commerce intérieur et de la concurrence(DNCIC), l’Office national du contrôle de qualité (ONCQ), la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée (CCIAG) ainsi que l’Institut guinéen de normalisation et de métrologie (IGNM). La mission à fait la ronde de trois grands marchés de Conakry à savoir: Madina, Taouyah et Kaporo relevant des communes de Matam et de Ratoma.

Mohamed Traoré, directeur national du commerce intérieur et de la concurrence, a fait le point de ses remarques sur le terrain.

« Nous avons remarqué, à travers notre visite de ce matin, que la plupart des commerçants sont déjà informés. C’est une très bonne nouvelle et une réelle opportunité pour poursuivre les actions de contrôle. Nous travaillons en étroite collaboration avec les gestionnaires de marchés, les responsables communaux, l’inspection régionale du commerce ainsi que les représentants des consommateurs, afin que chacun s’approprie cette lutte. Un marché stabilisé profite à toute la population. Des prix plafonds ont été fixés, mais nous ne pouvons pas rester dans les bureaux ; il faut aller constater la réalité sur le terrain. C’est un travail régalien. Nous encourageons également la population à utiliser le numéro 142 pour signaler tout abus. C’est souvent le moyen le plus rapide pour nous d’obtenir des informations et de prendre les mesures idoines. » a t-il affirmé

De son côté, Saïkou Oumar Diallo, président de la chambre du commerce de Matam, premier vice-président de la chambre régionale de Conakry et représentant le président national, Mamadou Baldé, s’est réjoui du respect du protocole d’accord par pratiquement l’ensemble des opérateurs économiques.

« Vous avez pu constater avec moi que, dans leur grande majorité, les opérateurs économiques respectent les prix protocolaires contenus dans le document que nous avons signé avec l’État. Nous pouvons affirmer avec satisfaction qu’ils ont compris l’importance de cette démarche. Certains proposent même des prix promotionnels à l’occasion du Ramadan, comme cela a été observé sur le terrain. Ces résultats sont également liés aux mesures prises par le président de la République, notamment la diminution de la valeur mercuriale au niveau des douanes et l’allègement de certaines charges portuaires au Port autonome de Conakry, avec la suppression complète des “souri-sarés”. Ces décisions ont eu un impact visible dans les marchés visités », s’est il

Le directeur général de l’Office National de Contrôle de qualité, Mohamed Kadiatou Sylla a insisté sur les objectifs de son institution dans la présente campagne.

« Cette activité s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale d’inspection et de ratissage des produits impropres à la consommation. L’objectif est clair : retirer du marché tous les produits non conformes aux normes en vigueur sur le territoire guinéen. Nous sommes pleinement mobilisés à cet effet. Des agents ont été déployés sur toute l’étendue du territoire national, notamment dans les grandes zones de commerce et de distribution à Conakry, ainsi qu’aux points d’entrée du pays : postes de contrôle frontalier, aéroports, ports et frontières terrestres. Cette campagne a été lancée simultanément à Conakry et dans les 33 préfectures de l’intérieur du pays, avec le même mot d’ordre : travailler avec méthode et professionnalisme », a-t-il conclu.

À noter qu’à travers cette campagne nationale, le ministère du Commerce et de l’industrie entend renforcer la régulation du marché, protéger le pouvoir d’achat des citoyens et garantir aux consommateurs des produits de qualité ce qui contribue de faire face à la santé de sa population. Ce protocole d’accord court pour le moment jusqu’au 30 juin 2026.

Mohamed Keita