L’épée de Damoclès plane toujours sur l’Education. Près de deux semaines après la suspension de la grève qui a paralysé pendant un mois les cours dans les écoles, les lignes n’ont pas encore bougé quant à la satisfaction des revendications des enseignants. Pour rappel, avant de suspendre leur grève, les syndicats libres des enseignants et chercheurs de Guinée (SLEG) avaient exigé des religieux qui assurent la médiation, de demander au gouvernement de payer les 20% de la valeur monétaire du point d’indice avant fin décembre et payer le reste 20% en janvier 2018.

Le secrétaire général adjoint du SLECG Aboubacar Soumah menace de reprendre la grève si la promesse n’est pas tenue au 31 janvier prochain. « Jusqu’à présent les négociations ne sont pas ouvertes avec le gouvernement. Nous, nous sommes limités à la médiation qui est assurés par les chefs religieux qui nous ont demandé de suspendre la grève avec les préalables que nous avons demandés.

A savoir le paiement de 20% en fin décembre, ce qui a été accepté par eux. Mais c’est avec regret que nous venons de constater qu’avec les premiers qui ont reçu les salaires, que cet engagement n’a pas été respecté. Les 20% n’ont pas été ajoutés aux salaires. Nous ne sommes pas piégés. Pour nous, ce sont des religieux auxquels on avait fait confiance, qui nous ont demandé de rester derrière eux » regrette le chef de file de la dernière grève des enseignants.

Poursuivant, Aboubacar soumah affirme que si le 31 janvier, la correction n’est faite, a partir du mois de février 2018, ils reprendront la grève. « C’est le respect pour les chefs religieux que nous avons accepté de suspendre la grève. Ils avaient eux aussi pris l’engagement que les 20% allaient être payés en fin décembre. S’ils n’avaient pas pris cet engagement, on n’aurait pas suspendu la grève.

Mais nous sommes surpris que l’engagement n’ait pas été respecté. Dans les conditions là, je demande à tous les enseignants de respecter le temps qu’on leur a accordé jusqu’au 31 janvier. Si au 31 janvier, la correction n’est pas faite avec effet rétroactif au 1er novembre ; on déclenchera immédiatement la grève à partir de février », renchérit le syndicaliste.

A noter que la dernière grève déclenchée le 13 novembre par une partie des membres du SLEG, qualifiée de « sauvage » par le président Condé, s’est soldée par la mort de 3 personnes, une fille violée, plusieurs blessés, et des dégâts matériels importants dans plusieurs villes du pays.

mediaguinee